Fonctionner avec son coeur

Ce n’est pas un marché spéculatif, on le voit sur la durée de detention du bien. C’est un marché où il faut se faire plaisir avant tout. Dites-vous que c’est une partie de votre patrimoine que vous affectez à ce bien. Vous allez essayer d’en profiter. Vous le louerez sans doute pour amortir les charges. Mais l’époque d’investissement pur et dur en montagne est terminée, si on n’y met pas une part d’affect. Etudiez le marché dans les différents secteurs car pour le même budget, vous aurez des biens complètement différents.

S’intéresser aux projets de la commune

On constate que quand les collectivites investissent dans des équipements de loisirs comme des patinoires, des piscines… ces projets ont un effet direct sur les prix qui sont plus élevés. Regardez l’évolution des prix car s’ils augmentent, c’est que la station voit sa cote grimper.

Emplacement, la vue et le ski aux pieds

Les agents immobiliers vous le diront tous : le plus important, c’est l’emplacement, l’emplacement et l’emplacement.

La clientèle de skieurs recherchera avant tout un logement skis aux pieds. On descend de l’immeuble, on chausse et on part skier. En Tarentaise, on veut être ski aux pieds.

Au Grand-Bornand ou dans le Val d’Arly, on trouvera plus facilement se des propriétaires qui sont prêts à prendre une navette pour aller jusqu’aux pistes.

Se poser une montagne de questions

Commencez par répondre à toutes ces questions : recherchez-vous avant tout le meilleur ski ? Souhaitez-vous venir uniquement l’hiver ou l’été et en mi-saison ? Renseignez-vous sur les autres activités proposées en plus du ski. Analysez de quoi avez-vous envie et besoin.

Combien de temps allez-vous y passer ? Comment voyez-vous vos journées ? Mettrez-vous, ou non, votre logement en location ? Allez- vous venir souvent ?

Aller voir le cadastre à la mairie

Il est important de vérifier si le terrain qui vous intéresse n’est pas en zone rouge avec des risques d’avalanche. Les servitudes et la desserte sont également à prendre en compte. S’il existe des terrains vierges autour du bien que vous souhaitez acheter, renseignez-vous en mairie sur le devenir de ces espaces. La vue – que vous avez payée au prix fort – pourrait disparaître avec l’implantation d’un nouvel immeuble par exemple.

Rencontrer le syndic de la copropriété

Avant d’acheter dans un immeuble ancien, il est bon de se renseigner auprès du syndic pour savoir s’il n’y a pas de gros travaux prévus comme le ravalement de façade, l’isolation… qui pourraient faire augmenter vos charges. Demandez comment accéder à la propriété l’hiver et qui s’occupe du déneigement.

Acheter des surfaces généreuses

Les ratios de rentabilité sont très bons sur les grandes surfaces, mais les biens sont plus chers. Si votre budget est un peu juste, il vaut mieux attendre un peu, se créer un apport plus important pour acheter plus grand.

Prendre le risque d’investir dans un secteur moins coté

Dans l’achat d’une résidence secondaire, on a souvent la notion de rentabilité en tête. Parfois, avec un budget réduit, on achète dans un secteur moins recherché donc moins cher. Pour louer, vous pratiquerez des prix locatifs moins élevés et vous pourrez obtenir une bonne rentabilité. Ceux qui prennent le risque d’acheter dans des secteurs moins cotés s’en sortent très bien.

Si vous voulez revendre facilement

Quand on achète dans les secteurs les plus prisés, on ne rentre pas toujours dans ses frais, mais on a la sécurité de revendre rapidement, ce sera plus facile avec un appartement bien situé. C’est le secteur qui fera la rapidité de la transaction.

Consulter gratuitement un architecte-conseil du CAUE

Des architectes-conseils en urbanisme missionnés par le CAUE (Conseil d’architecture d’urbanisme et d’environnement) tiennent des permanences dans des mairies ou les grandes villes de chaque département. ous pouvez les rencontrer gratuitement, sur rendez- vous. Présentez votre projet, ils vous délivreront des conseils en toute objectivité et vous aideront à y voir plus clair sur des points précis. Venez avec votre liste de questions.

Prudence avec les petites surfaces

La revente peut être plus difficile car les petites surfaces sont très présentes sur le marché de l’immobilier en station. Mais les investisseurs peuvent être intéressés par plusieurs studios, remis aux normes et les louer à des travailleurs saisonniers. Il peut être intéressant d’acheter des petits studios dans une belle résidence pour les réunir plus tard. Et si on ne veut pas tenter l’aventure, les voisins pourraient être prêts à les acquérir au prix fort (c’est ce qui se passe à Courchevel) pour agrandir leur appartement.

Pour prendre le moins de risques possible

Pour assurer un investissement qui va perdurer, acheter plutôt un 3 pièces de 50 m, près des pistes. Ce qui intéresse le plus les locataires, c’est ce qu’on appelle le ski-in, ski-out, c’est-à-dire pouvoir chausser en sortant de chez soi.

Se renseigner sur la construction

Si vous achetez un bien en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement), c’est-à-dire un logement neuf sur plan, il n’est pas toujours facile de se projeter. Renseignez-vous au préalable sur la qualité de la construction, l’emplacement choisi, l’orientation de votre logement (plein nord, plein sud…) et les services (piscine, sauna…) proposés au sein de l’immeuble.

Vendre au bon moment et au bon prix

Un bien immobilier se vend mieux l’hiver ou avant l’hiver plutôt qu’en juin quand tout le monde pense à la mer et que certaines stalions sont désertées.

Ne pas négliger le coût de la rénovation

Si vous avez envie d’acheter et de rénover une habitation typlque datant parfois de plusieurs siècles, ayez à l’esprit que vous allez vous attaquer à un gros chantier car les maisons sont souvent volumineuses et pas toujours en bon état. Soyez attentifs, car en montagne,
la rénovation suit des règles strictes. Les coûts peuvent être élevés, rien qu’en toiture.

Demander les conseils de professionnels de l’investissement

Écouter ceux qui ont déjà investi et peut-être éviter des erreurs n’est jamais une perte de temps. Demandez conseil auprès de votre banquier ou d’un gestionnaire de patrimoine pour savoir comment financer votre achat, par de l’épargne ou un crédit immobilier ? Ils vous renseigneront sur les dispositifs de défiscalisation immobilière possibles en 2019.

Prendre en compte la fiscalité immobilière

Il est intéressant de savoir combien vous coûtera chaque année votre bien. Vous devrez prendre en compte la fiscalité immobilière : la taxe foncière, les impôts locaux, les prélèvements sociaux sur les revenus locatifs, les frais de gestion pour le syndic de copropriété, les frais de gestion de l’agence immobilière si vous mettez votre bien en location.