Du talent et des idées pour la montagne du futur !

Pour la 1ère édition du Salon immobilier montagne, les Éditions Cosy ont accueilli sept jeunes créatifs, designers et architectes motivés par l’exploration du futur de l’habitat en montagne. Encadrés par la société DINP, spécialiste de l’innovation collaborative et intergénérationnelle, les étudiants ont partagé en direct leurs visions.

La verticalité

Qui ? Benoît-Joseph Grange en 2e année de Mastère Design Espaces et Environnements à Bellecour École.
Son projet : « J’ai imaginé un système constructif inspiré des lignes graphiques que l’on trouve sur les parois rocheuses en montagne. Le principe était de créer des modules correspondant à différentes fonctions (refuge de montagne, habitat de station…) entre deux lames. Ce principe permet une duplicité de l’architecture via sa mise en œuvre relativement simple sous la forme de modules empilables. Sur le plan esthétique, l’architecture vient évoquer la verticalité, l’ascension et dialogue avec son environnement à travers sa forme. »

Benoît-Joseph Grange a obtenu le Prix de la créativité.

S’installer dans la montagne

Qui ? Alex Alija, BTS design de produits à l’école de Condé, Lyon et Master Transportation design à Turin.
Son projet : « Un moment de déconnexion pour le citadin souhaitant être « coupé du monde », et de son quotidien. Nous ne sommes plus en mesure de créer des habitations ou des complexes excessivement grands qui viendraient dénaturer l’environnement. J’ai imaginé des espaces privés compacts. À moitié enterrés dans la montagne, ils viennent ponctuer le paysage, sans le dénaturer. Ils gardent un aspect naturel reprenant les lignes de pente, tout en offrant à leurs utilisateurs confort et intimité. L’accès au parking s’effectue par des galeries creusées dans la roche. Depuis le logement, l’usager plonge dans le paysage gràce à une large ouverture vitrée. À travers ce concept, nous n’allons plus simplement à la montagne, nous allons dans la montagne. »

 Alex Alija a obtenu le Prix Innovation. 

Autour de l’arbre

 

Qui ? Orfée Pytel, 3e de DUT en Sciences et Génie des Matériaux à l’IUT de Technolac Savoie Mont-Blanc, option Arts Appliqués à l’ENAAI.
Son projet : « Mon projet regroupe trois concepts, l’un étant pour un habitat individuel, le second étant modulable et le dernier étant un habitat collectif. Les matériaux utilisés font référence à l’aspect brut et traditionnel de la montagne : le bois, le verre et le béton. J’ai imaginé les habitats du futur en travaillant sur la verticalité et en jouant sur les formes. Le concept plus ludique de la Soucoupe, qui s’implante directement sur un arbre, est un clin d’œil aux cabanes de notre enfance. On peut enfin s’amuser à détourner ce qui existe déjà, comme pour le concept de la Tour Sapin, pour garder un aspect traditionnel, une forme que tout le monde connaît et l’associer à un but : habiter différemment. Chaque logement est en contact direct avec l’environnement. »

Orfée Pytel a obtenu le Prix Coup de Cœur du jury.

Intégrer la montagne

Qui ? Victoria Basselier, étudiante en Mastère 1 Design d’Espace et Environnements à Bellecour École à Lyon.

Son projet : « J’ai choisi d’aborder l’immobilier en montagne à travers le thème du refuge. Cet habitat me semble intéressant à exploiter de plus en plus dans le futur, car il est minimaliste et s’adapte à des petits groupes d’individus nomades. J’ai choisi d’explorer ce thème à travers deux partis pris : 

• Habiter dans la masse : l’idée est de créer des habitats de type troglodyte en creusant dans la montagne dans le but de ne pas dénaturer le paysage, d’utiliser l’existant et simplifier la construction dans les endroits reculés.
• Habitat modulable : je suis partie de la forme ronde, extensible et qui permet de s’adapter au type d’espace que l’on veut créer. L’espace central est vitré pour profiter au maximum de la vue. Il est entouré d’anneaux qui tournent afin d’adapter l’espace à l’environnement extérieur, c’est-à-dire apporter plus ou moins de luminosité ou capter la chaleur du soleil en orientant les ouvertures du refuge. »

Vivre avec la montagne

Qui ? Julie Gardet, Mastère 2 Design d’espace et environnement à Bellecour École, à Lyon.
Son projet : « J’ai travaillé sur la notion d’entre deux et de connexions entre appartements sur un bâtiment existant, puis sur un bâtiment neuf. L’idée était de conceptualiser des espaces communs en intérieur et en extérieur entre deux appartements afin de créer de l’échange entre voisins. Vivre en montagne, ce n’est pas seulement poser sa voiture, s’installer dans son appartement et skier toute la journée. C’est aussi partager de bons moments et s’intéresser aux autres et à son environnement. Ensuite, j’ai traité la notion d’intégration, idée utopique ou toutes habitations sont enterrées en suivant le principe des rizières. Cela permettrait ainsi aux habitants de profiter du panorama sans se gêner les uns des autres. J’ai cherché à gommer les limites entre intérieur et extérieur afin de créer un dialogue entre les deux. Il faut prendre en compte l’importance des quatre saisons en montagne et les besoins qui les accompagnent. »

Implanter des modules

Qui ? Emma Borel, 3e année de DUT Science et Génie de Matériaux, option Arts Appliqués à l’USMB du Bourget-du-Lac.
Son projet : « Il rassemble trois idées :
• Celle de casser la frontière entre l’intérieur et l’extérieur pour être le plus possible en harmonie avec la nature et bénéficier d’un panorama à 360 degrés.
• Les modules individuels peuvent être assemblés pour créer un environnement collectif. On est dans l’intimité, mais au sein d’une collectivité.
• La 3e idée met en avant la modularité pour créer des lieux de vie s’intégrant parfaitement à l’environnement tout en pensant à l’avenir. On implante les modules sans dénaturer les sites et on les retire à la demande. Le but ? Retrouver la montagne dans son état originel. De ces idées sont nés trois concepts d’implantation: le sphérique, l’hexagone et le fer à cheval. »

Une station quatre saisons

Qui ? Valentin Olei, Master 2 Architecture, Environnement et Cultures Constructives à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble.
Son projet : « HJLM est un projet urbain qui met en valeur le patrimoine et cherche à repenser une station nouvelle pour répondre aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques actuels. Loisirs quatre saisons, nouveaux modes de déplacement, répartition stratégique des modes de circulation, musée de l’artisanat local avec lieu de fabrication, observatoire et centre de découverte de la faune et la flore… autant d’activités pour renouveler la manière d’habiter la montagne et d’en prendre soin. »